Galapagos

Préparer son voyage aux îles Galápagos

Les îles Galápagos font partie de ces destinations qui marquent profondément. On y vient pour la nature à l’état brut, pour l’impression d’évoluer dans un monde à part, presque hors du temps. Mais ce décor préservé s’accompagne de réglementations strictes et implique des formalités ainsi qu’une logistique particulières, qu’il est important d’anticiper. Une planification minutieuse est essentielle, notamment pour réussir ses déplacements et enchaîner les îles sans mauvaise surprise.


L’archipel des galápagos

Situées dans l’océan Pacifique, à environ 1 000 km à l’ouest des côtes de l’Équateur, les îles Galápagos forment un archipel volcanique composé de 13 îles principales, entouré d’une vaste réserve marine classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cet isolement géographique a favorisé le développement d’une biodiversité exceptionnelle, abritant de nombreuses espèces endémiques de faune et de flore qui ont tant fasciné Charles Darwin, avec notamment des iguanes, les célèbres tortues géantes qui ont donné leur nom à l’archipel, de nombreux oiseaux emblématiques comme les fous à pieds bleus, ainsi qu’une extraordinaire diversité de poissons.

La population, estimée à un peu plus de 30 000 habitants, se concentre sur quelques îles habitées et vit principalement du tourisme et de la pêche. Découvertes au XVIᵉ siècle, longtemps inhabitées puis utilisées comme colonie pénitentiaire, les Galápagos font aujourd’hui partie intégrante de l’Équateur, un État républicain démocratique, où l’archipel bénéficie d’un statut de protection renforcé afin de préserver cet environnement unique.

Galapagos

INFORMATIONS PRATIQUES

Monnaie

Dollar américain – USD ou $
1 € ≈ 1,05 USD

Décalage horaire

-8h00 en été vs. la France
-7h00 en hiver vs. la France

eSim

Nous avons pris 15 GB pour 15 jours (26 $)
sur Roamify.

Prise électrique

Prises de type A et B (120 V)
Vous aurez besoin d’un adaptateur


Quand visiter les îles galápagos ?

Bonne nouvelle, les îles Galápagos se visitent toute l’année ! Même durant la saison dite humide, les averses restent courtes et ponctuelles, et la proximité de l’équateur garantit des températures assez stables tout au long de l’année.

La période la plus agréable s’étend généralement de décembre à mai, avec des températures oscillant entre 24 et 27 °C. De juillet à novembre, le climat reste tout à fait favorable, bien que légèrement plus frais, autour de 21 à 23 °C.

Quel que soit le moment de votre voyage, pensez à emporter un vêtement imperméable et un vêtement plus chaud pour les soirées, parfois fraîches.


comment se rendre aux galápagos ?

Il n’existe pas de vols directs entre la France et les Galápagos. Le trajet s’effectue en plusieurs étapes, avec une correspondance en Équateur. Depuis la France, les vols internationaux arrivent généralement à Quito (UIO) ou Guayaquil (GYE), principalement via des compagnies comme Air France, KLM, Iberia ou LATAM, selon l’itinéraire choisi.

Une fois en Équateur continental, des vols domestiques assurés notamment par LATAM ou Avianca permettent de rejoindre les îles Galápagos, à destination de l’aéroport de Baltra (GPS) ou de San Cristóbal (SCY).

La durée totale du voyage dépend des correspondances, mais il faut généralement compter entre 16 et 20h de trajet, hors temps d’escale.


QUELLES SONT LES formalités d’entrée aux galápagos ?

❶ Avant le départ

Passeport & visa

La France est exemptée de visa pour les séjours de moins de 90 jours en Équateur, mais l’accès aux Galapagos est limité à 60 jours maximum par an, non renouvelables.

Un passeport valable 6 mois après le retour est requis.

Assurance santé

Pour entrer aux Galapagos et de façon plus générale en Équateur, il est indispensable d’être couvert par une assurance santé, valable pendant toute la durée du séjour. Même si ce justificatif n’est pas officiellement exigé pour les séjours de moins de 90 jours, il est fortement conseillé de l’avoir sur soi, car il peut être demandé lors de l’obtention de la carte de transit.

💡 Si vous ne souhaitez pas souscrire une assurance santé complémentaire, la couverture liée à votre carte bancaire (Visa, Mastercard ou American Express) peut parfaitement suffire. L’attestation correspondante se télécharge directement depuis l’application ou l’espace client de votre banque.

Déclaration de marchandises

Depuis le 1er décembre 2024, une déclaration de marchandises est désormais obligatoire avant de se rendre aux Galápagos. Cette déclaration peut être complétée en ligne, dans les 3 jours précédant votre départ. Une fois vos informations personnelles saisies, il vous sera demandé de confirmer, en sélectionnant « no », que vous n’emportez ni fruits, ni plantes, ni équipement de camping, et que vous n’avez pas visité de zoo dans les 72 heures précédant votre départ. À la fin de la démarche, un QR code est généré et le document au format PDF vous est envoyé par e-mail. Ce justificatif devra être présenté à l’aéroport, puis à votre arrivée aux îles Galápagos, lors des contrôles effectués par les autorités locales.

Vaccination

À ce jour, la vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée pour les voyageurs arrivant directement d’Europe ou des États-Unis. Elle reste néanmoins fortement conseillée, en raison de la recrudescence de cas observée dans plusieurs régions de l’Équateur et dans les pays voisins, y compris en dehors des zones amazoniennes.

En revanche, la réglementation est plus stricte pour certains itinéraires. Depuis le 12 mai 2025, toute personne arrivant en Équateur après un séjour ou un transit de plus de 10 jours en Colombie, Pérou, Bolivie ou Brésil doit présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune, établi au moins 10 jours avant l’arrivée sur le territoire équatorien.

❷ À l’aéroport d’arrivée sur le continent équatorien (Quito ou Guayaquil)

Il est vivement recommandé d’arriver à l’aéroport au minimum 3h avant le départ, afin de disposer du temps nécessaire pour effectuer l’ensemble des formalités obligatoires avant l’embarquement.

Carte de transit (Transit Control Card – TCT)

La carte de transit (TCT) doit être obtenue avant l’enregistrement des bagages, à l’aéroport de Quito ou de Guayaquil. Obligatoire pour tous les voyageurs, elle sert à contrôler les entrées et sorties sur les îles Galápagos. Son coût est de 20 $ par personne, payable en espèces ou par carte bancaire.

Lors de la demande, il vous sera demandé la preuve de votre vol retour, le nom de vos hébergements aux Galápagos et, dans certains cas, une preuve d’assurance santé. Un pré-enregistrement en ligne est proposé pour gagner du temps, mais la liste des hébergements est limitée aux hôtels donc si vous avez réservé un Airbnb, celui ci n’y figurera peut être pas.

Quoi qu’il en soit, la carte est délivré en main propre, désormais au format digital par e-mail, à l’aéroport, au guichet du Consejo de Gobierno de Régimen Especial de Galápagos (CGREG), où la file d’attente peut parfois être longue.

Conservez précieusement cette carte, car elle vous sera exigée au moment de quitter les Galápagos.

Contrôle des bagages

Les bagages font l’objet d’une inspection obligatoire par l’Agence de Biosécurité des Galápagos (ABG). Cette vérification vise à s’assurer que vous ne transportez aucun produit interdit, tels que des graines, des aliments non autorisés ou encore des animaux. En l’absence de produits interdits, un tag est apposé sur le bagage.

À savoir que cette étape concerne uniquement les bagages en soute et que la TCT et le tag sont indispensables pour accéder à l’enregistrement. À défaut, un retour aux contrôles sera nécessaire. Si vous voyagez avec un bagage cabine uniquement, vous pouvez vous rendre directement à l’embarquement.

Déclaration de douane

Si vous entrez ou quittez le pays avec 10 000 $ ou plus en espèces ou avec des objets de valeur correspondant à ce montant, une déclaration en douane est obligatoire. Cette démarche se fait en ligne, via le formulaire officiel de l’administration douanière équatorienne.

❸ À l’aéroport d’arrivée aux Galápagos (Baltra ou San Cristobal)

À votre arrivée à l’aéroport de Baltra ou de San Cristóbal, vous devrez présenter votre carte de transit, vous acquitter du paiement de la taxe d’entrée au parc national au guichet des autorités locales, puis passer par un nouveau contrôle des bagages effectué par un agent de l’ABG. Une fois ces dernières formalités accomplies, bienvenue aux Galápagos !

Taxe d’entrée

L’entrée dans le parc national des Galápagos est soumise à un droit d’entrée à régler dès l’arrivée à l’aéroport de Baltra ou de San Cristóbal. Cette taxe environnementale s’élève à 200 $ par adulte et 100 $ pour les enfants de moins de 12 ans, à régler exclusivement en espèces.

Elle joue un rôle essentiel dans la préservation de l’archipel en permettant de financer la protection des écosystèmes, la gestion des espaces naturels et de soutenir un modèle de tourisme plus responsable. Les Galápagos ont un coût, certes, mais c’est aussi le prix à payer pour préserver l’archipel et éviter les dérives du tourisme de masse.


Quelles îles visiter aux galápagos ?

Seules quatre îles de l’archipel sont habitées, et chacune offre une atmosphère bien distincte.

  • Santa Cruz est l’île la plus fréquentée et la plus développée, connue notamment pour ses réserves de tortues géantes situées à l’intérieur des terres.
  • Isabela, la plus grande et la plus sauvage, reconnaissable à sa forme d’hippocampe, séduit par ses paysages bruts, dominés par des volcans impressionnants comme le Sierra Negra.
  • San Cristóbal est la plus abordable et celle où l’on observe le plus facilement les animaux marins.
  • Enfin, Floreana, plus confidentielle, est connue pour son ambiance isolée et sa plage de sable noir.

À mon sens, se limiter à une seule île serait passer à côté de la richesse de l’archipel. Sur un séjour d’environ 2 semaines, viser 3 îles permet de trouver un bon équilibre entre découvertes et rythme de voyage.


Comment se déplacer pour visiter les îles galápagos ?

🛩️ Vols inter-îles

Pour se déplacer entre les îles, il est possible d’emprunter des vols inter-îles, opérés principalement par ESAV Airlines et Emetebe. Les tarifs sont globalement similaires d’une compagnie à l’autre et varient entre 150 et 190 $, en fonction de la franchise bagages, généralement comprise entre 7 kg et 15 kg maximum.

Ces vols permettent de relier facilement les trois îles principales des Galápagos :

  • l’aéroport de Seymour (GPS), situé sur l’île de Baltra, porte d’entrée de Santa Cruz
  • l’aéroport de Isabela (IBB)
  • l’aéroport de San Cristóbal (SCY)

⛴️ Ferry inter-îles

Pour relier certaines îles des îles Galápagos, il est également possible d’emprunter les hors-bord locaux, appelés « lanchas« . Ces bateaux rapides transportent une quarantaine de passagers et constituent une alternative plus abordable que l’avion, même si la traversée est plus longue et parfois mouvementée, selon l’état de la mer.

Les itinéraires les plus fréquents relient Santa Cruz à Isabela ou à San Cristóbal. Le temps de navigation est généralement compris entre 2 et 2h30. Attention toutefois au moment de la réservation : certaines traversées ne sont pas directes. Par exemple, le trajet entre Isabela et San Cristóbal inclut nécessairement une escale à Santa Cruz.

Côté budget, il faut compter entre 30 et 40 $ par adulte. Les billets s’achètent facilement au port ou en ligne, notamment via le site Ferry Galapagos. En période touristique, mieux vaut réserver 1 à 2 semaines à l’avance, voire davantage en haute saison.

Le jour du départ, il est conseillé d’arriver au moins 1h avant l’embarquement, le temps de passer la vérification des bagages. La limite est fixée à 23 kg ; au-delà, un supplément d’environ 10 $ peut être demandé.

Pensez également à prévoir de l’argent liquide pour les différentes taxes : 1 $ par personne pour les bateaux-taxis à Puerto Ayora et Puerto Villamil, ainsi que 10 $ de taxe à l’arrivée sur Isabela.

Enfin, la mer peut être agitée, en particulier sur la liaison entre Santa Cruz et San Cristóbal. Si vous êtes sensible au mal de mer, mieux vaut prévoir des médicaments adaptés, ou opter pour l’avion pour plus de confort. De manière générale, l’océan est plus calme entre janvier et juin.

De notre côté, nous avons privilégié le ferry entre Santa Cruz et Isabela, puis l’avion pour rejoindre San Cristóbal depuis Isabela. Cette option permet de gagner un temps précieux, surtout comparée à la liaison en ferry qui impose une escale à Santa Cruz. Qui plus est, voler à bord d’un petit avion Piper PA-34 Seneca est une expérience assez sympa à vivre !


où loger aux galápagos ?

Côté logement, l’offre aux îles Galápagos est assez large, avec des options allant du confort le plus simple aux adresses plus haut de gamme.

Pour notre part, nous avons préféré des logements indépendants aux hôtels traditionnels, notamment pour pouvoir cuisiner nous-mêmes et limiter les repas à l’extérieur.

Voici les adresses où nous avons séjourné, testées et approuvées !

  • Villa Dock House, à Puerto Ayora sur Santa Cruz. La villa dépend de l’hôtel Barranco et bénéficie d’un emplacement idéal, dans une petite rue calme à deux pas de la promenade principale. En logeant dans la maison, on profite aussi des services de l’hôtel, comme le petit-déjeuner ou la piscine.
  • Mi Playa Beach Front, à Puerto Villamil sur Isabela. Il s’agit en réalité d’une petite maison en duplex, les pieds dans le sable, avec un accès direct à la plage et le petit-déjeuner inclus.

Je ne vous partage pas celle à Puerto Baquerizo Moreno sur San Cristóbal car nous ne la recommandons pas.


Comment payer aux Galápagos : espèces ou carte bancaire ?

Aux îles Galápagos, l’argent liquide reste roi. Le dollar américain, utilisé comme monnaie officielle depuis le début des années 2000, est indispensable pour une grande partie des dépenses du quotidien. Il est donc vivement conseillé de retirer suffisamment de cash avant d’arriver, que ce soit avant votre départ ou à l’aéroport de Quito ou Guayaquil, afin de couvrir la carte de transit, la taxe d’entrée du parc national, les transports et les frais courants.

Un point important à noter : les billets de 100 $ sont souvent refusés dans l’archipel. Mieux vaut donc privilégier des petites coupures, bien plus faciles à utiliser sur place.

Si certains établissements acceptent désormais la carte bancaire, cela reste encore limité et des frais supplémentaires sont fréquemment appliqués. Pour éviter les mauvaises surprises, il est préférable de prévoir l’essentiel en espèces, surtout avant de changer d’île.

💡 Les distributeurs automatiques restent peu nombreux et peu fiables aux Galápagos. On en trouve quelques-uns à Santa Cruz (Banco Pichincha à privilégier, Banco del Pacífico et Produbanco) ainsi qu’à San Cristóbal (Banco del Pacífico), mais les plafonds de retrait sont bas (300 $), les pannes fréquentes et les files d’attente parfois longues. À Puerto Villamil, sur Isabela, il n’existe qu’un seul distributeur, réputé pour être capricieux : il est régulièrement hors service ou à court de liquidités. Autant dire qu’il est indispensable de retirer suffisamment d’argent avant d’arriver.

¡Buen viaje!

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